Jeudi 23 Février 2012, St Lazare

Le pangolin

Enlèvement d’un opposant au pouvoir de Brazzaville au Congo

Gilbert NSONGUISSA MOULANGOU du parti de l'ancien président Pascal Lissouba toujours en exil,  arrêté à Brazzaville

Gilbert Moulangou Nsonguissa, un militant de l’Upads proche de M. Nguila Moungounga Nkombo qui organisait des rencontres avec des militants pour un retour à l’unité de son parti aurait été appréhendé ce samedi 29 novembre à 16 h à Diata (Brazzaville) lors d’une réunion.

LÂ’arrestation aurait été opérée par des éléments de la police du commissariat central de Brazzaville. Que lui reproche-t-on ? Mystère, dÂ’autant que lÂ’intéressé aurait reçu au préalable les autorisations nécessaires et quÂ’il avait déjà tenu auparavant des réunions relayées y compris par la presse du pouvoir.  A lÂ’heure quÂ’il est on ignore où M. Gilbert Moulangou Nsonguissa a été emmené.

Selon les informations, (les Amis de la République) les hommes du Général Jean François NDENGUE, cette fois ci en la personne du Colonel ASSOMBI de la brigade d’intervention de la police nationale sont à la manœuvre.

M. Gilbert NSONGUISSA est en séjour à Brazzaville pour des raisons familiales et politiques. C’est dans ce contexte qu’il a été arrête à 14h00, alors qu’il entretenait des cadres et militants de leur tendance sur le débat interne à l’UPADS, leur parti politique.

LÂ’opposition  au pouvoir de Brazzaville, dénoncerait depuis plus de 4 mois, les rafles des kidnappings, des arrestations arbitraires, contraires aux lois fondamentales de du pays et aux conventions internationales régissant les droits humains.

Ainsi que les conditions de détention dans les prisons. surtout lÂ’emprisonnement de 35 de nos compatriotes à Pointe Noire, ce dont la radio Française internationale a  fait un reportage sur place écouter le lien :

RFI: Congo-Brazzaville, mobilisation pour les détenus de Pointe-noire http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_75338.asp

http://www.congo-internet.com

Paris embarrassé par les arrestations d'opposants tchadiens au régime d'Idriss Déby

 

Lorsque, le 5 février, le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a demandé à Idriss Déby, de faire en sorte qu'il n'arrive pas malheur aux membres de l'opposition politique tchadienne arrêtés pendant l'attaque de la rébellion armée contre la capitale N'Djamena, le président tchadien a répondu : "Ne m'emmerdez pas, je fais la guerre !"

Le sort des trois dirigeants de l'opposition politique tchadienne arrêtés début février dans des conditions non éclaircies, au moment où les combats faisaient rage dans N'Djamena, restait, mardi matin 12 février, des plus incertains.

 

Ces trois personnes détenues par le pouvoir tchadien sont Lol Mahamat Choua, ancien président de la République et figure de proue d'un accord de dialogue politique conclu en août 2007 entre l'opposition et le pouvoir tchadien sous l'égide de l'Union européenne ; Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la principale coalition de partis d'opposition tchadiens, la Coordination pour la défense de la Constitution (CPDC) ; et Ngarlejy Yorongar, un des opposants les plus anciens au régime d'Idriss Déby.

 

Leur détention, qui se déroule dans des conditions extra-judiciaires, n'a fait l'objet d'aucune condamnation publique de la part de la France. Les prises de position des responsables du Quai d'Orsay ont consisté, dans un premier temps, à expliquer qu'ils ne disposaient pas d'informations au sujet d'éventuelles arrestations. Puis, à partir du vendredi 8 février, ils ont mis en avant les démarches françaises pour que les prisonniers puissent faire l'objet de visites du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Mardi matin, les autorités tchadiennes n'avaient toujours pas confirmé publiquement ces détentions.

 

Le choix français de s'en tenir à un langage très feutré, visant à ménager la relation avec le pouvoir tchadien, tranche avec les déclarations faites, lundi à Bruxelles, par le commissaire européen au développement, Louis Michel. Celui-ci a exigé "la libération immédiate" des militants politiques arrêtés. Bruxelles, a-t-il ajouté, "suit avec une inquiétude croissante les conséquences négatives" des combats au Tchad "sur le plan de la réconciliation intérieure, à la suite de l'arrestation de représentants charismatiques de l'opposition politique républicaine".

 

DÉSARROI DES FAMILLES

 

Paris a fait le choix d'intervenir discrètement, sans mettre en cause de façon publique le pouvoir tchadien. Dans le secret, les autorités françaises ont "mis en sécurité, dès le début de la crise" deux responsables d'organisations de défense des droits de l'homme tchadiennes, font remarquer les diplomates. Les officiels français se défendent en privé d'avoir été inactifs, même s'ils reconnaissent que leurs démarches n'ont eu, à ce jour, qu'un effet limité. Le CICR a pu avoir accès à la prison centrale de N'Djamena, mais les trois opposants ne s'y trouvaient pas. Paris a demandé que d'autres centres de détention puissent être visités. "Nous avons bon espoir que cela sera le cas aujourd'hui", commentait-on au Quai d'Orsay mardi matin.

 

Les familles des opposants expriment de leur côté un grand désarroi. "Je n'ai aucune nouvelle de mon père. Personne de ma famille ne sait ce qu'il est devenu ni pourquoi il a été arrêté", a déclaré, lundi, au Monde, Khassim Lol, l'un des fils de Lol Mahamat Choua. "Nous sommes très inquiets, en particulier s'agissant de Ngarlejy Yorongar, qui aurait été torturé", déclarait-on au siège de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), à Paris. Et d'ajouter : "Ce sont des arrestations arbitraires. Le président Déby peut prendre prétexte de la situation militaire pour éliminer l'opposition politique et les responsables de la société civile.."

 

De son côté, le CICR se dit particulièrement inquiet du sort de nombreux blessés lors des combats au Tchad qui ont été placés dans des lieux de détention éparpillés. "Nous visitons les lieux de détention, mais il y en a de nombreux à N'Djamena et nous ne sommes pas sûrs de tous les avoir vus", indiquait-on, lundi, au siège du CICR, à Genève.

 

Natalie Nougayrède

 

Mises à jour

Enlèvement d’un opposant au pouvoir de Brazza... Article 30/11/2008
La gare cfco de les saras dans le mayombe Photo  

 

Gilbert NSONGUISSA MOULANGOU du parti de l'ancien président Pascal Lissouba toujours en exil,  arrêté à Brazzaville

Gilbert Moulangou Nsonguissa, un militant de l’Upads proche de M. Nguila Moungounga Nkombo qui organisait des rencontres avec des militants pour un retour à l’unité de son parti aurait été appréhendé ce samedi 29 novembre à 16 h à Diata (Brazzaville) lors d’une réunion.

LÂ’arrestation aurait été opérée par des éléments de la police du commissariat central de Brazzaville. Que lui reproche-t-on ? Mystère, dÂ’autant que lÂ’intéressé aurait reçu au préalable les autorisations nécessaires et quÂ’il avait déjà tenu auparavant des réunions relayées y compris par la presse du pouvoir.  A lÂ’heure quÂ’il est on ignore où M. Gilbert Moulangou Nsonguissa a été emmené.

Selon les informations, (les Amis de la République) les hommes du Général Jean François NDENGUE, cette fois ci en la personne du Colonel ASSOMBI de la brigade d’intervention de la police nationale sont à la manœuvre.

M. Gilbert TSONGUISSA est en séjour à Brazzaville pour des raisons familiales et politiques. C’est dans ce contexte qu’il a été arrête à 14h00, alors qu’il entretenait des cadres et militants de leur tendance sur le débat interne à l’UPADS, leur parti politique.

LÂ’opposition  au pouvoir de Brazzaville, dénoncerait depuis plus de 4 mois, les rafles des kidnappings, des arrestations arbitraires, contraires aux lois fondamentales de du pays et aux conventions internationales régissant les droits humains.

Ainsi que les conditions de détention dans les prisons. surtout lÂ’emprisonnement de 35 de nos compatriotes à Pointe Noire, ce dont la radio Française internationale a  fait un reportage sur place écouter le lien :

RFI: Congo-Brazzaville, mobilisation pour les détenus de Pointe-noire http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_75338.asp

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Le Dimanche 30 Novembre 2008Poster un commentaire
 
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23-10-2008
La dette extérieure totale des 40 pays de l'Afrique sub-saharienne est inférieure de 380 milliards de dollars à ses capitaux déposés à l'étranger. C'est le scandale que révèlent deux chercheurs de l'Université du Massachusetts.
 
Selon un rapport élaboré par deux chercheurs de l'Université du Massachusetts, Amherest, la somme des capitaux cachés à l'étranger par les 40 pays de l'Afrique sub-saharienne pendant la période 1970-2004 est de 607 milliards de dollars.
Or la dette étrangère totale de ces pays en 2004 était de 227 milliards de dollars. En d'autres termes, l'Afrique sub-saharienne est un créditeur net vers le reste du monde, au sens où ses activités extérieures, ou le capital caché dans des banques étrangères, dépasse ses passivités extérieures, c'est-à-dire sa dette étrangère.

Corruption et malversation

Cette dette, rappellent les deux chercheurs, est en bonne partie détenue par ces mêmes banques où sont déposés les fonds soustraits par la corruption et la malversation.
La fuite annuelle des capitaux de l'Afrique sub-saharienne a d'autre part une valeur égale à l'aide annuelle au développement que reçoivent ces pays.
 
«Les personnes responsables de la fuite des capitaux sont généralement des membres de l'élite économique et politique locale, qui tirent avantage de leur position privilégiée pour acquérir des fonds et les transférer à l'étranger», affirme le rapport.
 
«L'acquisition et le transfert des capitaux comportent souvent des pratiques juridiquement discutables, parmi lesquelles la falsification de documents commerciaux, l'appropriation indue des gains des exportations, et les pots-de-vin sur les adjudications publiques et sur les contrats du secteur privé», précise-t-il encore.

La fuite des capitaux frappe les pauvres

La fuite des capitaux est un délit qui frappe les plus pauvres. Le rapport souligne en effet que les effets négatifs de la fuite des capitaux retombe sur le dos des membres de la société possédant moins.
L'impact régressif de la fuite des capitaux est aggravé quand il y a une dévaluation: les riches qui ont des capitaux étrangers ne ressentent pas ses effets, tandis que les pauvres ne jouissent d'aucune protection.
Il faut donc mettre au point des stratégies pour rapatrier les capitaux cachés dans des banques étrangères.
 
Quelques signes positifs sont arrivés récemment: les banques suisses ont en effet collaboré pour retrouver la trace des comptes courants de deux dictateurs africains morts il y a quelque temps, le zaïrois Mobutu et le nigérien Abacha. Mais cela n'a eu lieu qu'après une forte pression internationale.

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Le Vendredi 24 Octobre 2008Poster un commentaire

 


WASHINGTON, USA, 16 octobre 2008/African Press Organization (APO)/ — Le développement de l’infrastructure est un pilier essentiel du développement et de la croissance économique à long terme de l’Afrique, et cet objectif sera atteint plus facilement par des actions régionales et continentales.

Telle a été l’idée dominante exprimée par divers spécialistes et experts qui ont participé à la Conférence de 2008 sur l’infrastructure africaine qui s’est tenue du 6 au 8 octobre à Washington sous le parrainage du Corporate Council on Africa.

Le vice-ministre américain des transports, M. Thomas Barrett, et un ancien général des Marines, M. Anthony Zinni, qui a travaillé dans plus de 70 pays du monde, se sont adressés à la conférence.

Si l’Afrique est un continent au fort potentiel, « libérer ce potentiel demeure une entreprise compliquée et qui implique de nombreux défis à relever », a dit M. Barrett.

« Afin d’exploiter le mieux possible les nombreuses possibilités qui s’offrent à elle, l’Afrique va devoir, je le dis franchement, se montrer beaucoup plus énergique. Il va falloir remédier à l’inefficacité et à l’insuffisance de l’infrastructure des transports si l’on veut que l’Afrique réalise son potentiel. » À cette fin, le ministère américain des transports ouvre, tant aux États-Unis qu’en Afrique, à la création de partenariats efficaces dans ce domaine.

Lors du récent Forum de l’AGOA sur les transports qui s’est tenu au Cap (Afrique du Sud), a ajouré M. Barrett, des représentants du gouvernement et des milieux d’affaires « ont renouvelé leur engagement envers la croissance » et se sont mis d’accord sur une série de principes d’aide au développement de réseaux intégrés de transports.

L’intégration des réseaux est en effet importante, a-t-il souligné, et il suffit pour s’en convaincre d’évoquer les insuffisances infrastructurelles au niveau des ports africains. En effet, il ne s’agit pas seulement d’amener les marchandises à quai. Il faut ensuite pouvoir les distribuer dans l’intérieur des pays, que ce soit par voie ferroviaire ou routière.

Il a ensuite félicité les gouvernements africains d’avoir pris conscience de l’importance du rôle que jouaient les transports dans le développement économique. « Prenez l’histoire des États-Unis. Depuis leur fondation, ils ne cessent de construire des canaux, des voies ferrées et des réseaux d’autoroutes. Nous pensons que ce genre d’activité est essentielle, et qu’elle constitue un précurseur de la croissance. »

Aux États-Unis, a-t-il affirmé, des partenariats entre les secteurs public et privé contribuent à étoffer l’infrastructure. M. Barrett s’est engagé à aider l’Afrique à adopter une approche semblable. Si les capitaux d’investissement manquent souvent dans le secteur public, c’est rarement le cas dans le secteur privé. Ce dernier peut donc servir à aider l’Afrique à améliorer ses réseaux de transports.

Le rôle du gouvernement, a-t-il précisé, consiste à créer les conditions du succès des investissements des partenaires du secteur privé. Les investisseurs souhaitent en effet des conditions fiables, notamment au niveau du respect des contrats et du respect de la règle de droit.

Il est également avantageux d’envisager une approche régionale et des alliances afin de minimiser les coûts et de maximiser les avantages et la sécurité.

M. Zinni a pour sa part identifié quatre facteurs clés du développement de lÂ’infrastructure africaine : 

1) Une réelle conception stratégique fondée sur une base régionale afin de créer des couloirs commerciaux qui non seulement permettront de transporter des marchandises, mais aussi de fournir les petites entreprises et de stimuler la croissance économique tout le long du réseau. « Il est important de mobiliser les organisations sous-régionales afin de régler le problème de lÂ’infrastructure des transports. » 

2) Renforcer les compétences locales afin de développer les capacités. « La capacité de planifier, de former, d’éduquer et de déployer » une main-d’ouvre locale est essentielle. Les populations locales doivent être impliquées dans ces projets.

3) Rassembler les ressources et encourager les investisseurs à construire en visant le long terme, de façon que les réseaux de transports profitent à la fois aux investisseurs et à la population locale.

4) Créer un climat favorable aux investisseurs, notamment par une gestion efficace des affaires publiques, la sécurité et la coopération régionale. À ce niveau, tout le monde a un rôle à jouer, des gouvernements africains aux investisseurs en passant par les donateurs, pour s’assurer que les projets envisagés sont justifiés, que les risques sont acceptables et que les réseaux de transports sont durables.

SOURCE : US Department of State

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Le Vendredi 17 Octobre 2008Poster un commentaire

NEW YORK, USA, 16 octobre 2008/African Press Organization (APO)/ — Moins dÂ’un mois à peine après les Réunions de haut niveau sur le développement de lÂ’Afrique, ce continent était à nouveau à lÂ’honneur aujourdÂ’hui à lÂ’Assemblée générale, où les pays africains ont dit craindre lÂ’impact des crise alimentaire, énergétique et financière sur les progrès enregistrés dans la mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de lÂ’Afrique (NEPAD).  Outre le NEPAD, la quarantaine dÂ’orateurs qui se sont succédé à la tribune ont évalué les progrès et les lacunes dans la lutte contre le paludisme et le rétablissement de la paix en Afrique.

Comme lÂ’a dit le représentant du Nigéria, à lÂ’origine du NEPAD aux côtés de lÂ’Afrique du Sud, de lÂ’Algérie et du Sénégal, le Nouveau Partenariat a permis des avancées dans de nombreux secteurs dont ceux des infrastructures, de lÂ’agriculture, de la santé ou encore de l’éducation.  Son homologue du Sénégal a cité l’édification de la Grande muraille verte et la mise en place dÂ’une connexion des états africains par réseau haut débit.  Celui de la Zambie sÂ’est attardé sur un projet d’électrification couvrant lÂ’Afrique australe et lÂ’Afrique orientale.  Les pays africains se sont aussi enorgueillis du Mécanisme dÂ’examen par les pairs (MAEP) auquel ont adhéré 29 pays, à ce jour.

Mais ces acquis, ont-ils prévenu, pourraient être compromis par les crises financière, alimentaire et énergétique.  En conséquence, à la veille des Réunions dÂ’Accra sur lÂ’efficacité de lÂ’aide et de Doha sur le financement du développement, les délégations ont salué la proposition du Secrétaire général de mettre sur pied un mécanisme novateur pour coordonner les actions des donateurs dans les domaines de lÂ’aide, du commerce et de la viabilité de la dette.  De nombreux orateurs ont insisté pour que lÂ’Assemblée générale se prononce à sa soixante-cinquième session.

Le représentant de la Tunisie a, par exemple, averti que si la tendance actuelle se poursuit, le G-8 ne mettra pas entièrement en œuvre les engagements pris au Sommet de Gleneagles visant à doubler lÂ’aide à lÂ’Afrique dÂ’ici à 2010, pour la porter à 50 milliards de dollars par an.  Or, a-t-il précisé, la pleine réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement en Afrique (OMD) dÂ’ici à 2015 nécessitera une enveloppe annuelle de 72 milliards de dollars.

Une réponse est venue du représentant du Canada qui a spécifié que son pays doublera son aide à lÂ’Afrique, ce qui se traduira, cette année, par une contribution totale de 2,1 milliards de dollars.  Au nom de lÂ’Union européenne (UE), son homologue de la France a rappelé que 62% des aides bilatérales de lÂ’UE vont à lÂ’Afrique.  Rien quÂ’en 2005-2007, lÂ’Union a transféré un montant total de 250 millions dÂ’euros à lÂ’appui de lÂ’architecture africaine de paix et de sécurité et promis 300 millions dÂ’euros supplémentaires pour la période 2008-2010. 

Le rôle prééminent de lÂ’Union africaine dans le règlement des conflits a été justement salué, en particulier lÂ’action de son Conseil de paix et de sécurité.  Le représentant de lÂ’Algérie a saisi cette occasion pour revenir sur la récente demande dÂ’inculpation du Président du Soudan émise par la Cour pénale internationale (CPI).  Une demande, a-t-il dit, « qui risque de mettre à mal les efforts de paix menés au Sud-Soudan et au Darfour ».  Il a donc appelé le Conseil de sécurité à invoquer lÂ’article 16 du Statut de Rome pour geler cette procédure pendant un an.

Pour sa part, le représentant du Canada a dit craindre que la reprise des affrontements dans lÂ’est de la République démocratique du Congo (RDC) réduise « presque à néant » les espoirs de paix dans la région.  Il a exhorté les parties à respecter les accords signés.

Quels que soient les efforts entrepris sur le front des conflits, le développement de lÂ’Afrique se heurtera toujours à lÂ’obstacle du paludisme, si rien nÂ’est fait, ont alerté les pays africains.  Quelque 800 000 personnes meurent toujours chaque année dont 91% en Afrique, ont rappelé les délégations.  Le représentant de lÂ’Inde a plaidé pour un changement « radical » du régime des droits de propriété intellectuelle liés au commerce (ADPIC) alors que son homologue du Sénégal a vu dans la démultiplication du projet « Villages du Millénaire » une « contribution décisive ».

L’Assemblée générale poursuivra ce débat lundi, 20 octobre à partir de 10 heures.

SIXIÈME RAPPORT COMPLET DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LES PROGRÈS DE LA MISE EN ŒUVRE ET L’APPUI INTERNATIONAL AU NOUVEAU PARTENARIAT POUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE (NEPAD) (A/63/212)

D’emblée, indique le rapport, dans le contexte actuel, où le ralentissement de l’économie mondiale se conjugue avec les prix élevés des denrées alimentaires et du pétrole, la mise en œuvre concrète du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ne sera possible qu’avec l’engagement ferme et la volonté politique claire des pays africains mais aussi des partenaires internationaux de développement.

Le rapport ne nie pas les progrès réalisés par les pays africains dans la mise en œuvre des priorités sectorielles du NEPAD, mais appelle à l’adoption urgente de mesures pour atténuer l’impact socioéconomique du prix élevé et croissant des denrées alimentaires au moyen d’une révolution verte africaine menée dans le cadre du Programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique.

Les pays africains devraient également allouer des ressources plus importantes et adopter des réformes appropriées en vue dÂ’encourager davantage le secteur privé à participer aux projets du NEPAD.  De leur côté, les partenaires de développement devraient renforcer lÂ’aide au développement et la rendre plus efficace afin que les Objectifs soient remplis dans les délais prescrits. 

Si la communauté internationale et les pays africains ne prennent pas des mesures politiques appropriées, lÂ’amélioration des conditions de vie de millions dÂ’Africains se verra remise en question.  Des infrastructures modernes et efficientes -axes routiers, équipements dans le domaine de lÂ’eau, de la technologie de lÂ’information et des communications, par exemple- sont indispensables pour assurer une croissance économique soutenue et un secteur privé productif, souligne le rapport.

Les gouvernements africains devraient donc continuer dÂ’appliquer des réformes institutionnelles propres à attirer les capitaux privés et développer les partenariats entre secteur public et secteur privé pour financer des projets d’équipement.  Dans le cadre de la coopération Sud-Sud, par exemple, ils pourraient encourager les pays producteurs de pétrole à investir leurs fonds souverains dans lÂ’infrastructure, recommande le Secrétaire général.

En outre, poursuit-il, maintenant que 7 pays ont fait l’objet d’un examen par les pairs et que 29 participent au processus du Mécanisme d’évaluation intra-africaine, il est essentiel que les gouvernements mettent en œuvre les recommandations formulées par le Mécanisme dans ses rapports de pays, et que le processus d’examen s’accélère de façon que la proportion de pays ayant déjà lancé le processus augmente rapidement.

Pour tenir leur engagement dÂ’accroître, dÂ’ici à 2010, leur aide de 50 milliards de dollars, dont la moitié au bénéfice de lÂ’Afrique, les pays du G-8 devraient de leur côté intensifier leur aide publique au développement (APD) et améliorer lÂ’efficacité de cette aide, préconise également le rapport.  Les gouvernements africains et les partenaires de développement devraient conclure des pactes formels définissant les rôles et les responsabilités de chacun de telle sorte que les engagements financiers soient tenus et alignés sur les systèmes nationaux.

Alors que des partenaires de développement nouveaux et émergents renforcent sensiblement leur engagement à l’égard de lÂ’Afrique, il est essentiel que tous les donateurs, tant traditionnels que nouveaux, mettent sur pied un mécanisme novateur pour coordonner leurs actions dans les domaines de lÂ’aide, du commerce et de la viabilité de la dette.  Le troisième Forum de haut niveau sur lÂ’efficacité de lÂ’aide qui se tiendra prochainement à Accra au Ghana sera lÂ’occasion de se pencher sur les nouvelles dimensions de lÂ’harmonisation de lÂ’aide et de la collaboration des donateurs, estime le rapport.

LÂ’allégement de la dette a stimulé les investissements dans la santé et l’éducation de base, rappelle le Secrétaire général.  Toutefois, les effets conjoints de la hausse brutale des prix du pétrole et des denrées alimentaires risquent de faire obstacle à des niveaux dÂ’investissement soutenus dans ces secteurs sociaux.  Aussi, dans le cadre dÂ’une coopération Sud-Sud efficace, on pourrait envisager de créer un mécanisme par lequel les pays tirant des revenus exceptionnels de leurs exportations de pétrole verseraient une contribution aux pays africains les plus vulnérables, ajoute en conclusion le rapport.

APPLICATION DES RECOMMANDATIONS CONTENUES DANS LE RAPPORT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LES CAUSES DES CONFLITS ET LA PROMOTION D’UNE PAIX ET D’UN DÉVELOPPEMENT DURABLES EN AFRIQUE (A/63/212)

Dans un premier temps, ce rapport passe en revue les progrès accomplis dans lÂ’application des recommandations contenues dans le rapport (A/52/871-S/1998/318) du Secrétaire général.  Il offre ensuite un bref aperçu des faits nouveaux survenus en Afrique au cours de lÂ’année écoulée en matière de paix et de sécurité, sÂ’attardant sur les graves problèmes que lÂ’Afrique et la communauté internationale cherchent à résoudre pour rétablir et préserver la paix et relever les pays dévastés par un conflit.

Un chapitre consacré au maintien de la paix examine la situation au Sahara occidental, en Côte dÂ’Ivoire, en Éthiopie et en Érythrée, au Libéria et en République démocratique du Congo, ainsi que dans la région du Darfour, au Tchad et en République centrafricaine et en Somalie.  Le rapport se penche également sur la consolidation de la paix au Burundi, en Sierra Leone, en Guinée-Bissau et en République centrafricaine.

Le rapport traite aussi des progrès accomplis s’agissant des mesures supplémentaires à court terme proposées dans le rapport de l’an dernier pour aider à éliminer les conflits en Afrique, et ce dans l’attente d’un examen systématique de l’impact des nouveaux problèmes et des nouvelles menaces contre la paix et le développement durables à long terme.

Le rapport indique que la communauté internationale doit continuer à aller de lÂ’avant et appuyer les efforts des organisations régionales et sous-régionales africaines, afin dÂ’assurer une paix et un développement durables.  Il souligne également lÂ’importance de réduire la prolifération de petites armes, de mettre un terme au climat de violence et de favoriser la création dÂ’emplois dans les pays sortant dÂ’un conflit.

NOTE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LA DÉCENNIE 2001-2010: POUR FAIRE RECULER LE PALUDISME DANS LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT, PARTICULIÈREMENT EN AFRIQUE (A/63/219)

Le présent rapport souligne que les fonds et les principaux produits visant à prévenir et soigner le paludisme ont commencé dès 2005 et surtout en 2006 à être de plus en plus disponibles en Afrique.  Ainsi, un total de 688 millions de dollars a été consacré en 2006 à la lutte antipaludique en Afrique, mais comme seul 26 pays sur 45 ont présenté des données financières, ce chiffre est probablement en deçà de la réalité, relève le rapport.

Par ailleurs, depuis 2006, entre un quart et un tiers des personnes exposées au paludisme dans les ménages ont accès à des moustiquaires imprégnées dÂ’insecticide, un taux cependant bien plus faible que lÂ’objectif dÂ’au moins 80%.  LÂ’utilisation de ces moustiquaires par les enfants et les femmes enceintes prend du retard.  Certains ménages sont pourvus de moustiquaires, qui ne sont pas utilisées par les enfants et les femmes enceintes pourtant les plus exposés au risque, précise le rapport.

En moyenne, seul 3% des enfants atteints de fièvre ont reçu une polythérapie à base dÂ’artémisinine.  Les doses acheminées vers les pays ont été insuffisantes mais l’épuisement des stocks au niveau des établissements sanitaires et le manque dÂ’accès aux points de distribution sont aussi probablement en cause.  Le rapport note que lÂ’administration de deux doses de traitement préventif intermittent aux femmes enceintes reste également très faible (18%), comparée à lÂ’objectif dÂ’au moins 80%.

À l’échelle de la région OMS de lÂ’Afrique, rien nÂ’indique que les cas de paludisme et les décès imputés à cette maladie aient baissé à partir de 2006, note le Secrétaire général.  Mais les pays et régions qui sont le théâtre dÂ’interventions énergiques accusent une baisse sensible des cas et des décès dus au paludisme; cÂ’est le cas de l’Érythrée, du Rwanda, de Sao Tomé-et-Principe et de Zanzibar (République-Unie de Tanzanie).  En outre, dans au moins 22 pays ou régions du monde, les cas de paludisme ont baissé de 50% au cours de la période 2000-2006, tandis quÂ’au moins 29 pays seraient en voie dÂ’atteindre les objectifs dÂ’allégement du fardeau du paludisme dÂ’ici à 2010.

Dans ce contexte, il faut davantage de fonds et de moustiquaires imprégnées dÂ’insecticide, de polythérapies et de pulvérisation intradomiciliaire dÂ’insecticide, afin que lÂ’objectif du recul du paludisme et que les Objectifs du Millénaire pour le développement puissent être atteints en 2010 et 2015 respectivement.  En outre, le Secrétaire général recommande aux pays et aux partenaires de renforcer les systèmes dÂ’information sanitaire pour que lÂ’impact et les données en matière de logistique soient surveillés en permanence à l’échelon du pays et du district, ainsi que dans les centres de soins.

Les partenaires de la lutte contre le paludisme devraient également résoudre les problèmes actuels de financement et de délais de livraison.

Débat conjoint

M. MIGUEL DÂ’ESCOTO BROCKMANN, Président de la soixante-troisième session de lÂ’Assemblée générale, a appelé, en pleine crise économique, à renforcer les efforts pour protéger lÂ’Afrique dÂ’un recul de lÂ’aide au développement du continent.  Il a déclaré que sa préoccupation sÂ’aggrave, au fur et à mesure que la crise financière sÂ’approfondit.  Nous devons nous rappeler que la planète est notre demeure et que les Africains sont nos frères et sœurs, a-t-il souligné.  Même sÂ’il est impopulaire pour les politiciens de dire des choses pareilles, a ajouté M. dÂ’Escoto, le temps est venu de se serrer la ceinture.  Selon lui, des sacrifices douloureux sont nécessaires et ils doivent être partagés par tous, sans exception.  Le Président de lÂ’Assemblée générale a rappelé la Réunion de haut niveau organisée pendant le débat général sur le développement de lÂ’Afrique.  Il sÂ’est déclaré encouragé par les déclarations des dirigeants du monde qui ont appelé avec passion à maintenir les engagements pris, en dépit de lÂ’horizon qui sÂ’obscurcit.  Avant la Conférence internationale de Doha sur le financement du développement, M. dÂ’Escoto a appelé les États Membres à renouveler leur solidarité et leur détermination à affronter ensemble la tempête.

M. GEORGE O. OWUOR (Kenya), intervenant au nom du Groupe africain, sÂ’est félicité de lÂ’adoption, le 22 septembre dernier, de la Déclaration politique des chefs d’État et de Gouvernement sur les besoins de lÂ’Afrique en matière de développement.  Il a estimé quÂ’il importe dÂ’examiner la question du développement en Afrique en prenant en compte « lÂ’affaiblissement » de l’économie mondiale, une conséquence, selon lui, des crises énergétique, alimentaire et financière.  Signalant ensuite que les prévisions indiquent que la croissance de lÂ’Afrique devrait ralentir en 2008, le représentant a estimé que la communauté internationale devait appuyer les objectifs du Nouveau Partenariat pour le développement de lÂ’Afrique en matière dÂ’amélioration des infrastructures économiques et de création dÂ’un environnement propice à lÂ’investissement et à la croissance.  Il a également déclaré quÂ’en Afrique, les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ne seront atteint quÂ’en adoptant des mesures proactives qui permettront dÂ’accélérer les progrès de façon « substantielle ».

Rappelant que lÂ’Union africaine s’était engagée à trouver, dÂ’ici à 2010, une solution à lÂ’instabilité politique et aux conflits qui sévissent en Afrique, le représentant kényen a passé en revue les diverses initiatives lancées par cette institution à cette fin.  Il a également remercié les partenaires du développement pour leur contribution à la lutte contre le paludisme.  Avant de conclure, le représentant kényen a engagé les Nations Unies à créer, dÂ’ici la soixante-cinquième session de lÂ’Assemblée générale, un mécanisme de suivi destiné à examiner la mise en œuvre de tous les engagements ayant trait au développement en Afrique, afin de sÂ’assurer que les États Membres demeurent saisis de la question des besoins spécifiques du continent en matière de développement.

SÂ’exprimant au nom de lÂ’Union européenne (UE), M. PHILIPPE DELACROIX (France) a salué les progrès réalisés par lÂ’Afrique, tant dans son organisation avec le développement de lÂ’Union africaine (UA) que dans le domaine économique.  Pour autant, les défis que le continent doit relever demeurent particulièrement importants.  « Le NEPAD, dont lÂ’ambition est de donner une feuille de route vers la renaissance de lÂ’Afrique, constitue à cet égard un outil important et nous nous sommes tous engagés à contribuer activement à sa mise en œuvre », a assuré le représentant.

Saluant le rythme des revues du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), lÂ’Union européenne a souligné la nécessité pour ce Mécanisme de figurer au cœur du Partenariat UE-UA sur la gouvernance démocratique et les droits de lÂ’homme.  M. Lacroix a déclaré que lÂ’Union européenne soutenait les efforts en cours pour renforcer les liens entre le NEPAD et lÂ’UA et salue à cet égard lÂ’action engagée en ce sens en juin dernier par M. Jean Ping, le Président de la Commission de lÂ’Union africaine.  Les crises actuelles rendent particulièrement nécessaire cette cohérence dÂ’action entre le NEPAD et lÂ’Union africaine, a estimé M. Delacroix.

Le représentant français a ensuite réitéré lÂ’engagement de lÂ’UE aux côtés du continent africain, comme en témoigne le fait que celle-ci est son premier partenariat de développement: 62% des aides bilatérales allouées sur le plan régional par lÂ’Union européenne sont allées à lÂ’Afrique et elle a réaffirmé quÂ’elle tiendrait ses engagements.  En outre, en 2005-2007, lÂ’UE a transféré un montant total de 250 millions dÂ’euros à lÂ’appui de lÂ’architecture africaine de paix et de sécurité et promis 300 millions dÂ’euros supplémentaires pour la période 2008-2010.  Elle est également présente par son opération EUFOR, a précisé M. Delacroix.

Abordant la question du paludisme, il a rappelé que cette maladie touchait encore 40% de la population mondiale et précisé que, sur les 105 pays concernés par ce fardeau, 45 se situent en Afrique.  Cette tragédie humaine fait chaque année 800 000 victimes, dont 91% sur le continent, constituant ainsi la principale cause de mortalité des jeunes enfants africains et un grave handicap au développement et à l’équilibre africains, a ajouté le représentant.  Consciente des obstacles logistiques, mais surtout économiques, auxquels sont souvent confrontés les pays lorsquÂ’ils mettent en œuvre les mesures antipaludiques, lÂ’Union européenne soutient les actions du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et UNITAID, qui ont permis des progrès considérables en matière dÂ’accès aux moustiquaires imprégnées de longue durée et aux traitements ACT.  Les pays membres de lÂ’UE et la Commission européenne représentent 60% des ressources du Fonds mondial, a précisé M. Delacroix.

En conclusion, le représentant a insisté sur le fait que lÂ’Union européenne était pleinement engagée contre le paludisme.  Les résultats observés dans certains pays démontrent que l’éradication de la pandémie est à notre portée, a-t-il affirmé, avant de se dire convaincu quÂ’il était possible dÂ’atteindre lÂ’Objectif no 6 du Millénaire.  Pour cela, a-t-il cependant prévenu, la mobilisation doit être globale et rassembler les gouvernements, les organisations internationales, le secteur privé et la société civile.

M. DON PRAMUDWINAI (Thaïlande), intervenant au nom de lÂ’Association des nations de lÂ’Asie du Sud-Est (ANASE), a estimé que le succès du développement en Afrique sera un succès « pour nous tous ».  Il a souhaité que la communauté internationale mette lÂ’accent sur l’élaboration et le renforcement de partenariats à bénéfice mutuel plutôt que sur la création de systèmes de dépendance.  Il a indiqué que lÂ’ANASE appuyait le NEPAD car il renforce la coopération entre organisations régionales.  Le représentant a ensuite engagé la communauté internationale à maintenir l’élan créé lors du Débat de haut niveau sur le développement en Afrique.

Après avoir passé en revue diverses initiatives lancées par lÂ’Asie pour aider lÂ’Afrique, le représentant a estimé que lÂ’ANASE et lÂ’Union africaine devaient avoir plus dÂ’interaction. Il a ensuite expliqué que de nombreux experts des pays membres de lÂ’ANASE travaillaient sur le continent africain dans les domaines du développement des ressources humaines, du renforcement des capacités, de la santé publique, des maladies infectieuses, de la sécurité alimentaire ou encore du développement agricole et de la pêche.  M.  Pramudwinai a également suggéré d’établir des partenariats « trilatéraux » qui permettraient dÂ’encourager le potentiel « synergétique » entre lÂ’ANASE, lÂ’Afrique et les pays donateurs.  Rappelant que le développement de tout pays exige un environnement international favorable, le représentant a également engagé les parties concernées à mettre fin à la crise financière, exhortant notamment les donateurs à ne pas laisser la crise actuelle enfreindre leur engagement à inverser le déclin des contributions à lÂ’APD.

M. GEORGE TALBOT (Guyana), qui sÂ’est exprimé au nom de la Communauté et du Marché commun des Caraïbes, a dit la solidarité des pays des Caraïbes avec lÂ’Afrique.  Il a souligné les nombreuses mesures prises par lÂ’Afrique et ses partenaires pour assurer lÂ’application de plans de développement régionaux et subrégionaux.  Il a cependant rappelé les nombreux défis qui subsistent dans le continent et a plaidé pour des investissements plus importants dans le domaine des infrastructures, de lÂ’industrie et des capacités humaines et institutionnelles.  Le représentant du Guyana a aussi prévenu que lÂ’Afrique allait subir les conséquences de la crise financière actuelle, dÂ’autant plus que la menace dÂ’une réduction de lÂ’aide publique constitue désormais une perspective réelle, étant donné que les pays développés se battent pour sauvegarder leurs systèmes financier et bancaire.

Cette crise démontre notre interdépendance, a-t-il dit.  Dans la foulée de la crise alimentaire et de la hausse des prix du pétrole, la crise financière nous rappelle que les politiques de pays importants ont de sérieuses implications sur les autres nations, notamment en Afrique.  Selon le représentant, les pays développés portent une responsabilité particulière.  Ils doivent sÂ’assurer que leurs politiques intérieure et extérieure contribuent à la paix, la stabilité et la prospérité dans le monde.  En conséquence, ils doivent faire preuve dÂ’une plus grande cohérence, notamment dans leurs politiques financières, commerciales, de développement et environnementales.  La CARICOM, a dit le représentant, soutient la déclaration de la Réunion de haut niveau du 22 septembre, appelant au respect de tous les engagements pris pour le développement de lÂ’Afrique, a-t-il dit.

M. Talbot a aussi regretté que les pays du G-8 nÂ’aient pas tenu leurs engagements de doubler leur aide au développement de lÂ’Afrique dÂ’ici à 2010.  Le soutien au continent doit être augmenté de manière substantielle et doit être plus effectif, a-t-il déclaré.  Des progrès considérables sont possibles si la communauté internationale sÂ’engage, a-t-il insisté, avant de demander que le commerce soit soutenu en Afrique, par une plus grande intégration régionale et internationale.  En outre, compte tenu de lÂ’importance de lÂ’agriculture dans le développement du continent et de la crise alimentaire, les pays africains doivent sÂ’efforcer dÂ’atteindre lÂ’objectif de la Déclaration de Maputo, de consacrer 10% des dépenses publiques au secteur agricole.  Le représentant du Guyana a également apporté son soutien aux efforts de lÂ’Afrique pour améliorer la gouvernance politique et économique et renforcer les mécanismes de participation et dÂ’inclusion de tous les secteurs de la population.

M. LESLIE K. CHRISTIAN (Ghana) a estimé que les efforts de lÂ’Afrique en matière de développement se voyaient enfreints par la crise financière, lÂ’impasse des pourparlers de Doha, et « lÂ’absence générale » dÂ’un environnement économique international « favorable ».  Relevant que peu de pays africains avaient réussi à consacrer 15% de leurs dépenses publiques à la santé, le représentant a expliqué que les limites financières et institutionnelles « chroniques » que connaissent les pays africains avaient été aggravées par la fuite des cerveaux.  Passant à l’éducation, il a déclaré que son pays estime « inacceptable » que plus de 1,4 million dÂ’enfants ghanéens ne soient pas scolarisés, indiquant ensuite que son pays avait lancé un programme universel de scolarisation gratuite allant de la maternelle au cycle secondaire.  Un accent particulier est placé sur l’éducation des filles, a-t-il précisé, relevant toutefois que certaines contraintes économiques et culturelles constituaient des facteurs de résistance.

Le Ghana espère atteindre les OMD dans le domaine de la santé, a-t-il poursuivi.  Il a expliqué que son gouvernement avait lÂ’intention dÂ’augmenter lÂ’accès aux services de santé et dÂ’améliorer la qualité des soins et dÂ’augmenter le nombre de programmes de prévention.  Le Ghana a réussi à fournir des soins médicaux gratuits aux femmes enceintes, sÂ’est-il félicité.  Il a cependant averti que son pays ne parviendrait pas à réduire la mortalité infantile dÂ’ici à 2015 à cause des problèmes de rétention du personnel médical, entre autres.  Le représentant a également expliqué que le paludisme était responsable de la mort de 22% des enfants ghanéens de moins de cinq ans.  M. Christian sÂ’est ensuite félicité de lÂ’engagement du Secrétaire général à enrayer le paludisme dÂ’ici à 2010, estimant que cela ôterait « un obstacle important » au développement économique, et impulserait un élan à la réalisation dÂ’au moins quatre des huit OMD.

M. VITALY CHURKIN (Fédération de Russie) a estimé que le développement socioéconomique de lÂ’Afrique était indispensable.  Nous sommes attachés à la mise en œuvre du NEPAD, qui constitue selon le représentant la voie principale pour permettre à lÂ’Afrique de réaliser les OMD.  La Déclaration politique adoptée lors de la Réunion ministérielle de septembre dernier ne fait quÂ’encourager l’élan de la communauté internationale en faveur de lÂ’Afrique, a-t-il souligné.  Il a ensuite salué la dynamique positive observée sur le continent pour faciliter lÂ’accès des enfants dÂ’Afrique subsaharienne aux écoles, mais a regretté lÂ’expansion de la pandémie de VIH/sida.  Il a ensuite rappelé que son pays avait apporté une aide concrète à plusieurs pays africains, qui ont réalisé depuis des progrès significatifs vers leur développement.  Nous avons parallèlement augmenté nos contributions aux programmes nationaux dÂ’aide au développement et versé à ce jour près de 40 millions de dollars au Fonds mondial pour la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme.

Plusieurs compagnies russes, a poursuivi le représentant, ont de leur côté réalisé des investissements conséquents dans lÂ’amélioration des infrastructures physiques de divers pays africains, a encore précisé M. Churkin.  Quant au problème de la faim et de lÂ’approvisionnement alimentaire qui continue de se poser douloureusement en Afrique, il rend plus que jamais nécessaire, a-t-il prévenu, lÂ’utilisation dÂ’engrais pour renforcer la productivité agricole.  SÂ’agissant des conflits armés, le représentant a salué la mise en place plus fréquente de systèmes dÂ’alerte rapide.  La Fédération de Russie apporte en outre son concours à l’élaboration de cadres stratégiques dans la région, a-t-il indiqué.  Afin de renforcer le potentiel du maintien de la paix, le Gouvernement russe a pris la décision de verser 2 millions de dollars au Fonds pour la consolidation de la paix, a conclu M. Churkin.

M. MOURAD BENMEHIDI (Algérie) a rappelé que la Réunion de haut niveau du 22 septembre dernier sur le développement de lÂ’Afrique est intervenue à point nommé.  Elle a permis à la communauté internationale, notamment les pays développés, de renouveler leur engagement à apporter le soutien nécessaire au développement du continent.  La Réunion a également permis de signaler que, au rythme où vont les choses actuellement, si rien de fondamental nÂ’est entrepris dÂ’ici là, la plupart des pays africains nÂ’atteindront pas les OMD dÂ’ici à 2015.  Il a aussi rappelé que le débat intervient dans un contexte international marqué par une crise mondiale multiforme.  Selon lui, lÂ’Afrique est pénalisée à double titre.  DÂ’une part, elle est moins préparée à y faire face, et dÂ’autre part, elle risque de subir les répercussions négatives de la crise sur le niveau de lÂ’aide au développement.

Le représentant algérien a souligné lÂ’importance du cadre novateur du NEPAD et la donne nouvelle quÂ’il introduit dans les relations du continent avec ses partenaires étrangers.  Créé et voulu par les pays africains eux-mêmes, le NEPAD leur permet dÂ’attirer lÂ’attention de leurs partenaires de développement sur les grands sujets de préoccupation du continent.  Il repose dÂ’abord sur les potentialités nationales et régionales africaines et répond à une nécessité et des besoins que les pays du continent ont eux-mêmes définis.  M. Benmehidi a souligné la nécessité dÂ’une plus grande implication et dÂ’une plus grande générosité de la communauté internationale envers le NEPAD qui a permis des progrès considérables dans les secteurs des infrastructures, de la santé ou de l’éducation, a-t-il assuré.

Le représentant algérien a salué la contribution de nombreux pays partenaires dont lÂ’engament et lÂ’action couplée à celle des pays africains eux-mêmes ont fait la différence sur le terrain, notamment par lÂ’allègement de la dette des pays en développement les plus lourdement endettés.  Selon lui, le taux dÂ’endettement des pays africains est passé de 212% à 23,1% de la fin des années 90 à la fin 2007.  En revanche, il a regretté que lÂ’aide publique au développement (APD) soit encore loin dÂ’atteindre 0,7% du PIB des pays donateurs.  La tendance à la baisse sÂ’est confirmée en 2007 où lÂ’APD à lÂ’Afrique a subi une chute de 20%, a-t-il affirmé.

Le représentant algérien a aussi rappelé que la part de lÂ’Afrique dans le commerce international nÂ’a cessé de diminuer ces dernières années pour se situer à moins de 2% aujourdÂ’hui.  SÂ’il dénote la faiblesse des économies africaines, ce faible taux est aussi la conséquence des importantes subventions agricoles accordées par les pays de lÂ’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à leurs exportations agricoles, a-t-il déploré.  Selon lui, les pays africains ont non seulement besoin dÂ’un accroissement de lÂ’APD mais aussi de mesures concrètes pour que les exportations africaines, composées principalement de produits agricoles, puissent accéder dans des conditions normales aux marchés des pays développés.  Il a aussi regretté que les investissements étrangers directs (IED) en Afrique demeurent largement en deçà des besoins.

M. Benmehidi a plaidé pour une paix viable et durable sur le continent.  Nulle action de développement ne peut réellement être menée sans un environnement de paix et de stabilité.  LÂ’Afrique, a-t-il dit, a confirmé sa détermination à assurer sa part dans la prise en charge des processus de règlement des conflits sur le continent.  Il est cependant essentiel que la communauté internationale et le Conseil de sécurité continuent de jouer pleinement leur rôle en la matière.  Cette action demeure incomplète si elle nÂ’est pas suivie systématiquement dÂ’actions visant la construction de la paix, a-t-il souligné.  Le représentant a conclu sur la récente demande dÂ’inculpation du Président du Soudan introduite par la Cour pénale internationale (CPI).  Outre son caractère « surprenant et inédit », dans la mesure où elle vise un chef d’État en exercice, a-t-il dit, cette procédure risque dÂ’avoir dÂ’un impact négatif réel sur la stabilité de cette région de lÂ’Afrique et de soumettre à rude épreuve les efforts de paix menés actuellement dans le Sud-Soudan et dans le Darfour.  Il a donc appelé le Conseil de sécurité à mettre en œuvre lÂ’article 16 du Statut de Rome pour le gel, pendant un an, de la procédure lancée par la demande du Procureur de la CPI. 

M. HABIB MANSOUR (Tunisie) a estimé que le Débat de haut niveau sur les besoins de développement de lÂ’Afrique avait permis de dresser l’état des lieux de la situation africaine et a mis lÂ’accent sur deux principaux constats.  Premièrement, a-t-il dit, les besoins, les contraintes, les priorités et les objectifs africains sont bien connus et le problème se situe au niveau de la mise en œuvre des engagements pris.  Il a demandé la mise en place dÂ’un mécanisme de suivi de cette mise en œuvre.  Deuxièmement, lÂ’Afrique est à la fois le seul continent dont les progrès restent en deçà du niveau requis pour la réalisation des OMD et lÂ’un des plus sévèrement affectés par les crises alimentaire et énergétique.  Par conséquent, a relevé le représentant, lÂ’Afrique est confrontée à un double handicap, ce qui menace de compromettre les avancées accomplies.

M. Mansour a ensuite noté que le rapport du Secrétaire général préconisait de mettre en place un mécanisme novateur de coordination des actions entreprises dans le domaine de lÂ’aide, du commerce et de la viabilité de la dette.  Il est à craindre, a-t-il dit, que si la tendance actuelle se confirme, le G-8 ne soit pas en mesure de mettre entièrement en œuvre les engagements contractés au Sommet de Gleneagles visant à doubler lÂ’aide à lÂ’Afrique dÂ’ici à 2010, soit à hauteur de 50 milliards de dollars par an.  Or, le Groupe de pilotage a conclu que la pleine réalisation des OMD en Afrique dÂ’ici à 2015 nécessiterait une enveloppe annuelle de 72 milliards de dollars, a souligné le représentant.  Il a déclaré que la Conférence internationale de suivi de Doha constituera une phase importante, voire un véritable tournant, pour consolider les acquis et lancer une nouvelle dynamique en matière de financement du développement.

Il a ensuite estimé que lÂ’objectif « Horizon 2010: une Afrique sans conflit » que le Secrétaire général a formulé, reste conditionné à un certain niveau de croissance économique, de développement humain et de stabilité politique, que de nombreux pays africains ne seront pas en mesure dÂ’atteindre sans lÂ’engagement de tous les partenaires de développement.  Le représentant a salué à cet égard les efforts de lÂ’Union africaine et en particulier de son Conseil de paix et de sécurité.  Il a aussi salué le travail de la Commission de consolidation de la paix (CCP).

M. SHIGEKI SUMI (Japon) a estimé que la question du développement en Afrique était une des priorités les plus urgentes pour la communauté internationale.  Estimant quÂ’il était maintenant temps de répondre aux préoccupations de ce continent, le représentant a indiqué que le Japon s’était engagé, au cours des cinq prochaines années, à doubler son aide publique au développement destiné à lÂ’Afrique et à fournir jusqu’à 4 milliards de dollars en prêts à des conditions libérales.  Son pays œuvrera également pour doubler les investissements japonais privés en Afrique, a-t-il signalé.  M. Sumi a également précisé que le Japon sÂ’alignait sur les priorités établies par le NEPAD, notamment en ce qui concerne les infrastructures, le Plan dÂ’action à court terme (PACT) et le Programme intégré pour le développement de lÂ’agriculture en Afrique.

Convaincu de lÂ’importance de prendre en compte les besoins en matière de sécurité humaine du continent africain lors de la mise en œuvre des diverses politiques en matière de développement, le représentant japonais a signalé que son pays s’était engagé à appuyer les pays postconflit du continent.  M. Sumi sÂ’est ensuite félicité du recul du paludisme dans plusieurs pays africains.  Il sÂ’est cependant inquiété du fait que le rapport du Secrétaire général sur cette question indique que seulement 3% des enfants africains ont accès à une polythérapie à base dÂ’artémisine.  Enfin, le représentant a rappelé les initiatives lancées lors du Sommet du G-8 à Hokkaido.  Le Cadre dÂ’action de Toyako énumère les actions à prendre dans le domaine de la santé, dont la mise en place dÂ’un mécanisme de suivi pour évaluer les progrès.  Il a aussi rappelé que le G-8 sÂ’est engagé à financer la fourniture de 100 millions de moustiquaires imprégnés dÂ’ici à 2010.

M. MAGED ABDELAZIZ (Égypte) rappelé que la réunion avait lieu au milieu de circonstances économiques exceptionnelles caractérisées par un nombre croisant de crises liées à lÂ’alimentation, à l’énergie, aux marchés financiers internationaux et aux changements climatiques.  Sans aucun doute, a-t-il assuré, les Africains seront les plus négativement touchés, alors quÂ’ils rencontrent déjà des difficultés pour atteindre les OMD.  Le continent regroupe le plus grand nombre de pays les moins avancés (PMA) et les crises vont faire du tort à leur développement, a-t-il déclaré.  Dans ces conditions, la communauté internationale, en particulier les pays développés et les institutions financières internationales, doivent agir rapidement pour répondre à ces développements exceptionnels et leurs répercussions négatives sur les pays africains.  LÂ’application de la Déclaration politique sur les besoins du développement de lÂ’Afrique, ainsi que les propositions avancées lors de la Réunion de haut niveau sur les OMD, constituent une base très forte dans ce contexte, a-t-il affirmé.  Il nÂ’y a pas de doute, a-t-il ajouté, que le point de départ sera lÂ’application honnête du mécanisme de suivi quÂ’il faudra adopter dÂ’ici à la soixante-cinquième session de lÂ’Assemblée générale pour surveiller lÂ’application des engagements pris.

Le représentant égyptien a rappelé que les pays africains ont pris des mesures pour appliquer les engagements pris en vertu du NEPAD, notamment dans des domaines comme lÂ’infrastructure, la santé, l’éducation ou lÂ’agriculture.  De véritables progrès ont été accomplis par le continent dans le domaine de la gouvernance, le respect des droits de lÂ’homme et lÂ’approfondissement de la démocratie, sÂ’est-il félicité.  En revanche, les pays du G-8 sont à la traîne, a-t-il regretté.  Ils ne tiennent pas leurs engagements de doubler leur aide à lÂ’Afrique dÂ’ici à 2010.  En outre, la part du continent dans les investissements étrangers demeure basse et limitée à un certain nombre de pays et de secteurs, a-t-il souligné.  M. Abdelaziz a aussi déploré l’échec des négociations commerciales du Cycle de Doha, à un moment où lÂ’Afrique ne représente que 2% du commerce international.

Le représentant égyptien à appeler à renforcer le rôle de lÂ’ONU dans le soutien du développement de lÂ’Afrique, tout en rappelant parallèlement le rôle positif joué par lÂ’Union africaine, les institutions et les organisations régionales.  L’Égypte, a-t-il dit, soutient les mesures prises par lÂ’ONU pendant lÂ’année écoulée pour répondre aux conflits en Afrique, en coordination avec lÂ’Union africaine ou au travers dÂ’efforts diplomatiques préventifs comme la médiation ou les bons offices, qui ont permis le règlement pacifique de différends au Kenya et au Zimbabwe.  M. Abdelaziz sÂ’est félicité que lÂ’Initiative « Roll Back Malaria », lancée lors du Sommet du Millénaire, ait permis d’élever à 93 le nombre de pays exempts de malaria.  La maladie persiste cependant dans 109 pays, a-t-il ajouté, en jugeant nécessaire de continuer à soutenir les efforts pour lutter contre le paludisme.  Selon lui, près de la moitié de la population mondiale est menacée par la malaria qui cause la mort de 800 000 personnes par an.  Il a ainsi plaidé pour la résolution des aspects des droits de propriété intellectuelle liés au commerce (ADPIC), en particulier dans le commerce des médicaments et des vaccins.

M. JOHN MCNEE (Canada) a déclaré que le Canada apporte sa contribution aux efforts déployés par lÂ’Afrique pour réaliser les OMD.  Nous veillons en outre à doubler notre aide internationale, de sorte quÂ’elle atteindra 5 milliards de dollars dÂ’ici à 2010-2011.  Plus particulièrement, a-t-il dit, nous tenons lÂ’engagement qui a été pris de doubler lÂ’aide à lÂ’Afrique, ce qui se traduira par une contribution totale de 2,1 milliards de dollars cette année.  Dans le même élan, a-t-il poursuivi, notre pays sÂ’attache à délier lÂ’ensemble de son aide alimentaire et souhaite également délier son aide au développement dÂ’ici à 2012-2013, conformément à la Déclaration de Paris et au Plan dÂ’action dÂ’Accra.  Par ailleurs, a poursuivi le représentant, nous nous sommes engagés à accroître notre aide bilatérale à l’éducation de base en Afrique, qui passera de 100 à 150 millions de dollars annuellement dÂ’ici à 2010-2011.  Toutefois, a-t-il souligné, le développement africain doit également faire des avancées dans le secteur privé.  CÂ’est pourquoi le Canada, lÂ’un des premiers pays à montrer quÂ’une gestion durable des ressources naturelles procure dÂ’importants avantages économiques, a lancé le Partenariat minier africain.

En outre, grâce à la création dÂ’un Fonds pour les transitions démocratiques, le Canada sÂ’emploie à mieux répondre aux crises qui touchent les jeunes démocraties.  Au cours de la dernière décennie, a indiqué M. McNee, nous avons aidé à la tenue d’élections libres en République démocratique du Congo (RDC), au Ghana, au Mali, au Mozambique, au Nigéria, en Tanzanie et en Zambie.  Il a cependant regretté que des ratés aient été observés au cours de certains processus électoraux.  Aussi, le Canada exhorte-t-il les gouvernements africains à tenir la promesse faite à leurs citoyens lors de lÂ’adoption, en janvier 2007, de la Charte africaine pour la démocratie, les élections et la Gouvernance.

La délégation sÂ’est ensuite dite fière de donner suite au NEPAD et au Mécanisme africain dÂ’examen par les pairs et sÂ’est réjoui de lÂ’intégration de ces dispositifs aux travaux de lÂ’Union africaine.  Premier pays à apporter une contribution au Fonds dÂ’affectation spéciale du Mécanisme, le Canada sÂ’est engagé à verser 5 millions de dollars additionnels sur deux ans, de 2007 à 2009, pour aider à promouvoir lÂ’adhésion au principe de la gouvernance démocratique.  Prenant ensuite acte des progrès importants réalisés afin dÂ’améliorer la situation de la paix et de la sécurité en Afrique, le Canada a annoncé un concours financier de 10,3 millions de dollars sur trois ans pour renforcer les capacités de police du maintien de la paix en Afrique, y compris pour la mise sur pied de centres dÂ’excellence africains dans le domaine du maintien de la paix.  Face à la détérioration de la situation humanitaire au Darfour, le représentant a exhorté toutes les parties au conflit à cesser les hostilités et à protéger les civils, ainsi qu’à faciliter les opérations humanitaires et le déploiement de lÂ’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD).  Le Canada, a-t-il précisé, a apporté une contribution de plus de 477 millions de dollars depuis 2006 à la paix au Soudan.  Le représentant a souligné lÂ’importance de la tenue d’élections libres en 2009 prévue par lÂ’Accord de paix global.

M. John McNee a ensuite estimé que la reprise des affrontements dans lÂ’est de la RDC réduisait presque à néant les espoirs de paix et de stabilité quÂ’avaient fait naître le Communiqué de Nairobi, les Accords de Goma et lÂ’entrée en vigueur de la Conférence sur les Grands Lacs.  Il a exhorté les parties à respecter la légitimité étatique et la parole donnée par suite de la signature dÂ’accords de cessez-le-feu.

M. MARTYM. NATALEGAWA (Indonésie) a déclaré quÂ’en Afrique, le développement et la paix « se fusionnaient », permettant ainsi de créer des conditions propices à des progrès continus.  Il a estimé que cette situation était principalement imputable au travail de la Commission de consolidation de la paix (CCP), pour ensuite rappeler que depuis 1960, lÂ’Indonésie contribue de façon « significative » au maintien de la paix en Afrique.  Il a ensuite estimé que le secteur privé devait participer au financement des activités de consolidation et de maintien de la paix, en reconnaissance du fait que le commerce ne peut être prospère en situation de conflit.

Le représentant sÂ’est ensuite félicité de « lÂ’intensification » de lÂ’aide internationale au développement destiné à lÂ’Afrique, relevant cependant que l’étendue des défis auxquels le continent africain est confronté exige toujours plus dÂ’appuis et dÂ’engagements.  Il a notamment évoqué le fléau du VIH/sida, du paludisme et de la tuberculose, ainsi que les taux élevés de mortalité infantile, la pauvreté et le manque dÂ’infrastructures.  Au vu des crises actuelles, le représentant indonésien a estimé que la communauté internationale devait fournir le même appui à lÂ’Afrique quÂ’elle avait accordé à lÂ’Europe à lÂ’issue des deux Guerres mondiales.  Il a également insisté sur lÂ’importance de la coopération bilatérale et trilatérale ainsi que de la coopération Sud-Sud.  Le représentant a ensuite expliqué que grâce au Nouveau Partenariat stratégique Asie-Afrique, lÂ’Indonésie participait au renforcement des capacités, au transfert de technologies et à la création de nouvelles variétés de riz mieux adaptées aux conditions agricoles de lÂ’Afrique.  Notre principal objectif est de permettre à lÂ’Afrique de réaliser les OMD, a-t-il affirmé avant de conclure.

M. DUMISANI SHADRACK KUMALO (Afrique du Sud) a souligné que la crise actuelle a un impact direct sur le continent africain, en raison des prix élevés des denrées alimentaires et du pétrole et des incertitudes sur les marchés financiers.  Elle constitue une menace non seulement pour les résultats du NEPAD mais aussi pour les améliorations obtenues ces dernières années sur le continent.  Les prix élevés des denrées alimentaires réduisent les revenus des plus pauvres, a-t-il dit.  Les gouvernements africains se trouvent également sous pression pour tenir leurs engagements dans des domaines comme la santé publique ou l’éducation.  En outre, la crise financière risque dÂ’affecter la cohérence et la consistance des systèmes financiers et de commerce qui viennent en appui au développement, a-t-il ajouté.

M. Kumalo a appelé la communauté internationale à prendre des mesures urgentes pour soutenir le NEPAD afin dÂ’empêcher que le fossé entre lÂ’Afrique et les pays développés ne sÂ’accroisse à lÂ’avenir.  Il est important que lÂ’impact des politiques monétaires des pays développés, leurs politiques commerciales, en particulier leurs subventions commerciales, ne fassent pas reposer sur lÂ’Afrique un poids financier et économique supplémentaire.  Plus que jamais, le continent a besoin que la communauté internationale affiche une volonté politique sans équivoque pour appliquer dÂ’urgence tous les engagements pris à l’égard de lÂ’Afrique.  Pour que le NEPAD soit un succès, un véritable partenariat entre lÂ’Afrique et la communauté internationale est nécessaire, a-t-il insisté.  Il a ainsi souligné lÂ’importance, pour la soixante-cinquième session de lÂ’Assemblée générale, de se penche sur un mécanisme dÂ’examen de lÂ’application des engagements pris, comme décidé lors de la récente Réunion de haut niveau.

Le représentant sud-africain a souligné que lÂ’Union africaine a réalisé des progrès substantiels dans la prévention de conflits sur le continent et que la communauté internationale doit maintenant sÂ’impliquer davantage, aux côtés des organisations régionales africaines, pour assurer une paix et un développement durables face aux crises et aux défis mondiaux.  Selon lui, lÂ’UA a pris toute la responsabilité de la paix et la stabilité en Afrique.  Mais le continent a besoin dÂ’un partenariat mondial.  Le rôle de la communauté internationale doit avoir pour objectif de soutenir les priorités africaines dans la prévention de conflit, la gestion de conflits et de situation de postconflit, a-t-il expliqué.  Le représentant sud-africain sÂ’est également déclaré convaincu que la lutte contre le paludisme peut être gagnée par toutes les nations, en détruisant les moustiques à lÂ’origine de la maladie, une politique que de nombreux pays développés ont adoptée.

M. KYAW TINT SWE (Myanmar) a déclaré quÂ’en dépit de son dynamisme et de son potentiel, lÂ’Afrique avait besoin du soutien du système des Nations Unies et de la communauté internationale pour réaliser les OMD.  Il a affirmé que la promotion dÂ’un système commercial équitable et ouvert serait en mesure dÂ’aider lÂ’Afrique à réaliser son développement économique.  En outre, les partenaires et les donateurs de lÂ’Afrique doivent tenir les engagements pris lors du Sommet de Gleneagles et renforcer le niveau de lÂ’aide publique au développement, a ajouté le représentant, qui a aussi estimé que la réduction de la dette était indispensable pour permettre à lÂ’Afrique d’éradiquer la pauvreté et dÂ’atteindre la croissance.  Il est également déterminant, a-t-il dit, que la communauté internationale apporte à lÂ’Afrique un soutien technique et financier dans des domaines stratégiques comme lÂ’agriculture, le commerce, les infrastructures de développement, la santé et l’éducation.  Enfin, le financement du développement doit également porter sur les politiques dÂ’atténuation et dÂ’adaptation aux changements climatiques.

M. ANDREI DAPKIUNAS (Bélarus) a déclaré que la réaction aux besoins de lÂ’Afrique en matière de développement était un « test de maturité » pour lÂ’humanité entière.  Il a expliqué que bien que le Bélarus ne soit pas un pays donateur, il était prêt à examiner des façons « novatrices » dÂ’investir en Afrique dans les domaines, notamment, de l’éducation, du commerce et de la technologie ainsi que grâce à la « considérable expérience » de son pays dans le secteur agricole.  Le représentant a ensuite estimé que lÂ’ONU devait procéder à une étude approfondie sur la fixation des prix des marchandises achetées en Afrique par des compagnies transnationales puis revendues sur les marchés internationaux.  De son avis, lÂ’ONU devrait également contribuer au renforcement du rôle et des capacités de lÂ’Union africaine, en appuyant, notamment, son Conseil de paix et de sécurité.  Le représentant du Bélarus a également engagé les pays africains à participer au débat thématique de lÂ’Assemblée générale sur lÂ’accès aux technologies propres.  Il a, par ailleurs, salué la décision prise lors du Sommet de lÂ’Union africaine d’établir un plan dÂ’action pour enrayer la traite des êtres humains.  Le représentant a conclu en appelant lÂ’Afrique et lÂ’ONU à mettre en place une stratégie qui, fondée sur les leçons tirées dans la mise en œuvre du NEPAD, contribuerait à la réalisation des OMD.

M. TAHA MOHAMAD (Soudan) a rappelé que lÂ’Afrique a réalisé des progrès notables depuis la mise en œuvre du NEPAD, ce qui témoigne de lÂ’engagement des pays de la région à mettre le continent sur la voie du développement.  Il a cependant souligné que lÂ’Afrique demeure le seul continent à souffrir dÂ’obstacles majeurs pour lutter contre la pauvreté et pour atteindre les OMD.  En conséquence, il a plaidé pour des efforts concertés avec le NEPAD.  Le représentant soudanais a expliqué que la réunion de haut niveau du 22 septembre dernier a constitué une étape importante pour renforcer le NEPAD.  Selon lui, la Déclaration a souligné les engagements pris par les États Membres sur les besoins particulier de lÂ’Afrique pour son développement.  En conséquence, il a appelé à traduire les engagements en actes.  Il a demandé à la communauté internationale de rendre plus équitable et plus inclusif le système économique mondial, afin de renforcer la participation de lÂ’Afrique dans les marchés internationaux.

Malgré les progrès réalisés ces dernières années, le représentant du Soudan a plaidé pour un élargissement de lÂ’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).  Il a aussi demandé une augmentation de lÂ’APD, en pointant le doigt sur les pays développés qui nÂ’avaient toujours pas tenus leurs engagements.  Le manque de prévisibilité de lÂ’aide est un problème dangereux pour lÂ’Afrique, a-t-il prévenu.  Il a aussi rappelé que la moitié de la population mondiale souffre du paludisme.  Des études, a-t-il précisé, ont établi un lien entre le réchauffement climatique et la propagation des moustiques qui transmettent la maladie.  Il a conclu en prévenant que le ralentissement de l’économie mondiale, la hausse des prix des denrées alimentaires et les changements climatiques peuvent entraver la lutte contre le paludisme et la mise en œuvre du NEPAD.  Il a ainsi plaidé pour un leadership clair dans le domaine du développement, afin de permettre des reformes du système commercial international.  Il a réitéré son appel à lÂ’accroissement de lÂ’APD, tout en lÂ’adaptant au principe dÂ’appropriation nationale.

M. D. RAJA (Inde) a appuyé lÂ’appel lancé, lors de la Réunion de haut niveau du 22 février dernier, par le Président de lÂ’Union africaine, selon lequel la communauté internationale avait lÂ’obligation morale dÂ’assister lÂ’Afrique dans ses efforts pour sÂ’extraire du piège de la pauvreté.  Pour sa part, lÂ’Inde a toujours été engagée aux côté de lÂ’Afrique, ce partenariat englobant les secteurs prioritaires des objectifs de développement.  La Déclaration de Dehli et le Cadre de coopération entre lÂ’Inde et lÂ’Afrique, adoptés en début dÂ’année, consacrent « notre quête commune de croissance économique et de développement durables ».

Les domaines dans lesquels lÂ’Inde apporte en priorité son aide sont le renforcement des capacités, lÂ’agriculture, le développement des infrastructures, la santé, la sécurité alimentaire et la coopération technologique, a indiqué le représentant.  Il a annoncé lÂ’augmentation par son pays de ses lignes de crédit pour lÂ’Afrique, qui atteindront le montant de 5,4 milliards de dollars.

SÂ’agissant plus précisément du renforcement des capacités, il a indiqué quÂ’actuellement, ce sont plus de 15 000 étudiants africains qui suivent un cursus dans une université indienne.  En outre lÂ’Inde entreprendra, au cours des cinq ou six prochaines années, de financer des projets dans les sciences, l’éducation, les technologies de lÂ’information, lÂ’agriculture et les énergies renouvelables.  Le représentant a ensuite indiqué que lors du Sommet du Forum du partenariat entre lÂ’Inde et lÂ’Afrique, lÂ’une et lÂ’autre avaient décidé d’œuvrer ensemble à attirer lÂ’attention de lÂ’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur des questions telles que les subventions agricoles, en particulier au secteur du coton.  LÂ’Inde a fait une déclaration unilatérale de levée des droits de douane et de quotas pour les biens en provenance des 34 pays les moins avancés en Afrique, a précisé M. Raja.

Évoquant enfin la question du paludisme, il a estimé que les ressources, comme lÂ’accès aux traitements, étaient inadéquats.  En outre, a-t-il ajouté, les difficultés du monde en développement à reculer ce fléau soulignent la nécessité de changer de manière fondamentale les ADPIC, comme le souligne clairement la Déclaration de Doha.  LÂ’accès aux traitements est une partie fondamentale du droit à la santé, a-t-il lancé en conclusion.

Mme

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Le Vendredi 17 Octobre 2008Poster un commentaire

COLLECTIF DES ORGANISATIONS LIBRES DE LA SOCIETE CIVILE GABONAISE

Libreville, le 13 octobre 2008

Communiqué de presse

Plainte des acteurs de la Société Civile contre le Procureur de la République Gabonaise devant la  Commission Nationale de Lutte contre lÂ’'enrichissement illicite

Le Réseau Gabonais de Bonne Gouvernance (ROLGB) présidé par M. Georges MPAGA, (Tel. +241 – 07 51 99 32) , lÂ’ONG AFRIQUE-HORIZONS, présidé par M. Alain MOUPOPA (Tel. +241 06 73 34 73), Marc ONA ESSANGUI, Président de Brainforest (+241 07 29 41 40) agissant comme acteurs de la Société Civile au Gabon, pour la transparence et la bonne gouvernance, ont porté plainte vendredi 10 octobre contre M. Alaba Fall Bosco, Procureur de la République du Gabon et neveu du Président  Omar Bongo Ondimba, devant la nouvelle Commission Nationale de Lutte contre lÂ’enrichissement illicite.

Invoquant les articles 28 , 2 et 3  de la Loi no 2/2003 sur l'enrichissement illicite, La Société Civile a porté plainte :

-         pour enrichissement illicite contre monsieur ALABA Fall Bosco, Procureur de la République Gabonaise ;

-         pour complicité dÂ’enrichissement illicite et recel contre Angue Kpako Constant, et consorts.

LÂ’hypothèse de lÂ’existence dÂ’un sérieux problème posé par des avoirs bancaires somptueux (dépôts en liquides  versés en 24h totalisants près de 330 millions de francs Cfa soit près de 500 000 € ou encore  $ 800 000 ) du Procureur de la République auto-proclamé « chef de la justice Â» dans les différentes opération « mains propres Â» diligentés, après le discours du président Omar Bongo Ondimba contre la corruption en décembre 2007,  incommensurable avec son statut de fonctionnaire et son traitement mensuel ( 1 250 000 cfa soit € 1900 ) est de nature à décrédibiliser durablement les engagements du Gabon en faveur de la bonne gouvernance devant la communauté internationale.

La Société Civile gabonaise organise une conférence de presse sur son dépôt de plainte ce Mardi 14 octobre au siège de Brainforest à Libreville. Elle y expliquera les tenants et les aboutissants de cette affaire à partir de 10 h. 

Contacts presse

Pour Brainforest

Marc ONA ESSANGUI

+241 07 29 4140

           France : +33 (0) 668 097 358

           S/C Germain Mba

ROLBG

Georges MPAGA

Tel. +241 – 07 51 99 32

AFRIQUE-HORIZON

Alain MOUPOPA

Tel. +241 06 73

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Le Mercredi 15 Octobre 2008Poster un commentaire
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