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23-10-2008
La dette extérieure totale des 40 pays de l'Afrique sub-saharienne est inférieure de 380 milliards de dollars à ses capitaux déposés à l'étranger. C'est le scandale que révèlent deux chercheurs de l'Université du Massachusetts.
 
Selon un rapport élaboré par deux chercheurs de l'Université du Massachusetts, Amherest, la somme des capitaux cachés à l'étranger par les 40 pays de l'Afrique sub-saharienne pendant la période 1970-2004 est de 607 milliards de dollars.
Or la dette étrangère totale de ces pays en 2004 était de 227 milliards de dollars. En d'autres termes, l'Afrique sub-saharienne est un créditeur net vers le reste du monde, au sens où ses activités extérieures, ou le capital caché dans des banques étrangères, dépasse ses passivités extérieures, c'est-à-dire sa dette étrangère.

Corruption et malversation

Cette dette, rappellent les deux chercheurs, est en bonne partie détenue par ces mêmes banques où sont déposés les fonds soustraits par la corruption et la malversation.
La fuite annuelle des capitaux de l'Afrique sub-saharienne a d'autre part une valeur égale à l'aide annuelle au développement que reçoivent ces pays.
 
«Les personnes responsables de la fuite des capitaux sont généralement des membres de l'élite économique et politique locale, qui tirent avantage de leur position privilégiée pour acquérir des fonds et les transférer à l'étranger», affirme le rapport.
 
«L'acquisition et le transfert des capitaux comportent souvent des pratiques juridiquement discutables, parmi lesquelles la falsification de documents commerciaux, l'appropriation indue des gains des exportations, et les pots-de-vin sur les adjudications publiques et sur les contrats du secteur privé», précise-t-il encore.

La fuite des capitaux frappe les pauvres

La fuite des capitaux est un délit qui frappe les plus pauvres. Le rapport souligne en effet que les effets négatifs de la fuite des capitaux retombe sur le dos des membres de la société possédant moins.
L'impact régressif de la fuite des capitaux est aggravé quand il y a une dévaluation: les riches qui ont des capitaux étrangers ne ressentent pas ses effets, tandis que les pauvres ne jouissent d'aucune protection.
Il faut donc mettre au point des stratégies pour rapatrier les capitaux cachés dans des banques étrangères.
 
Quelques signes positifs sont arrivés récemment: les banques suisses ont en effet collaboré pour retrouver la trace des comptes courants de deux dictateurs africains morts il y a quelque temps, le zaïrois Mobutu et le nigérien Abacha. Mais cela n'a eu lieu qu'après une forte pression internationale.

Tags associés : Afrique, dette, pays, inferieure, leurs, capitaux, caches, etranger

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Vendredi 24 Octobre 2008Poster un commentaire
le rôle des femmes africaines dans le développement n'est plus à démontrer, mais elles demeurent les premières exclues et les plus fragiles.

Tags associés : role, femmes, developpement

J'kaz !
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Dimanche 29 Avril 2007Poster un commentaire

Guinée

Superficie : 245 857  km2

Capitale : Conakry  (1 900 000 habitants )

Population (2004) :        9 246 462 habitants   0-14 ans: 44,4%; 15-64 ans: 52,4%; + 65 ans: 3,2%

Taux de croissance de la population : 2,37% (en 2003)

Indice de développement Humain (IDH) : 160 sur 177 indice très faible de 0,445 sur 1.

PIB par habitant (PPA - 2001) :  1 960 $us

 

Routes : 30.500 km (dont 5 33 km goudronnés) (en 1996) moins de 1000kms

Monnaie :  Franc guinéen

                               

Espérance de vie des hommes : 48,28 ans (en 2003)

Espérance de vie des femmes : 50,83 ans (en 2003)

 

Taux d'alphabétisation (2003) :  41.05%

Taux de mortalité : 15,7 ‰ (en 2003)

Taux de mortalité infantile : 96,3 ‰ (en 2003)

Taux de natalité : 42,5 ‰ (en 2003)

 

Après 18 jours de grève générale, les forces démocratiques et le peuple guinéens amenés par la société civile et les syndicats ont eu raison du régime de Lansana Conté à la fin du mois de janvier 2007.

Le président Lansana Conté au pouvoir depuis la mort de Sekou Touré, en acceptant de satisfaire aux exigences des grévistes qui n’ont pas eu peur de mourir (près de 60 morts), vient de donner le signe du commencement de la fin de sa dictature.

Ce qui est sûr, malgré qu’il ait réussi à rester au pouvoir, plusieurs analystes et observateurs de la Guinée pensent que les choses ne seront plus les mêmes dans cette partie de l’Afrique. En effet le soulèvement populaire a eu raison de 50 ans de dictature sanglante et inutile.

 

Lansana a accepté à la fin l’essentiel des revendications des manifestants :

la nomination d’un Premier ministre qui sera chargé de former un gouvernement d’Union national avec des personnalités issues de la société civile et politiques.

 

Les grévistes ont aussi obtenu l’indépendance de la banque Centrale de guinée vis-à-vis de la présidence , ainsi le régime Lansana et son clan ne pourront plus faire fonctionner la planche à billet et/ou puiser commune il voulait dans les fonds de la banque centrale . Système qui serait en grande partie source d’inflation et de dévalorisation de la monnaie guinéenne.

Les manifestants ont aussi obtenu dans l’accord, la baisse des prix des produits de première nécessité et des prix des carburants., tout comme la revalorisation des pensions de retraite et des salaires des fonctionnaires pour faire face au coût de la vie qui n’a cessé d’augmenter.

 

Après avoir obtenu satisfaction, l’accord par ces deux premiers points centraux qui modifieraient de façon radicale La donne politique en Guinée, les grévistes ont su suspendre  à temps leur mouvement, se réservant le droit de la reprendre à tout moment si Lansana Conté ne venait pas à respecter ce qu’il a signé. Cette suspension est légitime cela pour permettre, la réalisation des points essentiels contenus dans l’accord notamment la nomination d’un premier ministre.

 

Le peuple de Guinée attend donc avec impatience la nomination d’un nouveau premier ministre pour voir si Lansana Conté a respecté l’accord .

 

Dans tous les cas, le Président Lansana Conté a perdu les rapports de force lui est totalement défavorable même si en bon dictateur qu’il est, le rêve de se faire succéder par son fils, qui par ailleurs s’est brillamment illustré  dans la répression qui a fait près de 60 morts, ce dernier en ayant lui même conduit la répression , s’est aussi  disqualifié auprès du peuple guinéen qui  doit en finir avec cette dictature.

 

Les jours qui viennent nous édifieront sur l’avenir de la Guinée et des autres pays francophones.

 

De façon historique, ce pays a toujours inspiré l’Afrique francophone, on peut se rappeler de son Non historique en 1958 à De Gaulle tout puissant.

Le voyage de Sékou Touré au Congo en 1963 a eu pour conséquence la chute du président Fulbert Youlou.

Gageons qu’il en soit ainsi pour les dictatures francophones qui détruisent l’Afrique.

Le peuple guinéen a démontré par cette grève longue, sans basculer dans la guerre civile, que toute dictature est fragile et qu’elle perdure parce que le peuple acceptent de se faire marcher. Mais  lorsque un peuple n’a plus rien à perdre, et préfère mourir pour une cause que de se faire humilier, toute dictature aussi puissante soit-elle vacille.

 

En effet la goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été la libération rocambolesque du président du patronat Mamadou Sylla qui a fortement humilié le peuple guinéen et la justice.

C’est la pire des choses à ne pas faire même si on est en dictature, trop c’était trop s’est dit le peuple guinéen, et ne voulait pas être la risée du continent africain.

 

On peut aussi retenir de la leçon guinéenne que lorsque  la société civile avec la foi et surtout les syndicats  font l’unité, aucune dictature ne peut résister.

 

Les guinéens avaient aussi compris que Lansana Conté tout dictateur qu’il était ne pouvait pas tuer impunément des milliers de Guinéens, au plus une centaine, mais au delà la communauté internationale (Occident) qui le soutient allait s’empresser de le lâcher.

Le peuple guinéen a compris que le dicton « aide-toi le ciel t’aidera » ne s’applique que si le peuple reprend son pouvoir, la communauté est obligée de s’incliner. 

Lorsqu’un peuple n’a plus peur de mourir toute dictature finit par tomber . C’est sur cet élément que les dictatures jouent .

 

En conclusion on peut dire que Les dictatures africaines sont dure c’est parce que les leaders des partis politiques dites d’opposition ont peur de mourir pour leurs idéaux, que les leaders de la société civile n’ont pas de conviction et que les habitants de ce pays ne sentent d’aucune mission et héritage à transmettre aux futures générations.

 

Tags associés : Guinee, finir, dictature

J'kaz !
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Mardi 06 Février 2007Poster un commentaire
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